Inspiré par la société de consommation, les rues métissées ou encore par les multiples personnagesqui peuplent notre inconscient collectif, Speedy Graphito peint tant à la bombe qu’au pinceau des graffitis fantastiques. Son style figuratif, très soigné, déborde d’énergie, de joie et de couleurs. Ses personnages acryliques familiers, venus de la bande dessinée et de nos souvenirs d’enfant, nous interpellent et nous envahissent dans une profusion de logos et de références tirées de la publicité.
Quand le pochoir et le rock se rencontrent dans la rue… Pionnier du mouvement street art à l’instar de Miss.Tic, Blek le Rat ou Jérôme Mesnager, Jef Aérosol utilise l’art du pochoir pour représenter, entre autres, des figures tout droit sorties de l’univers rock des années 60 et 70.
Dans la ville, en passant au détour d’une rue, vous apercevez au loin une silhouette qui se détache du paysage urbain. Sa couleur vive et son allure dynamique vous attirent. Vous vous approchez, et c’est finalement du vieux papier que vous découvrez. L’oeil se promène, séduit par ces brides de vies des années 20 aux années 70 qui apparaissent au travers de ces papiers déchirés et assemblés.
Si nombre de graffs ou pochoirs sont identifiables par leur style, leur technique ou encore leur blaze, leurs auteurs restent pour la plupart des travailleurs de l’ombre. Cet Opus Délits « met en visage » les artistes du street art, avec cette série de portraits du photographe Philippe Bonan. D’approcher ces personnalités – dont quelques « maîtres » ayant de près ou de loin inspiré l'art urbain, tels que Robert Combas, Roy Lichtenstein ou encore Keith Haring –, dans leur univers, l’art urbain se personnifie… et s’humanise.
Paul Santoleri, l'homme de Philadelphie, a choisi la rue comme espace créatif. Peintre de "murals", l'artiste s’exprime sur les façades d'immeuble, les ponts, ou encore les citernes d’essence. Gigantisme… mais avec l'amour du détail.
Les fresques de Seize Happywallmaker sont identifiables au premier regard. De leurs couleurs gaies, ludiques émane une énergie positive presque enfantine ; leurs traits géométriques et structures régulières formés par un langage symbolique dégagent une grande vitalité. Sa réflexion est basée sur les réseaux et les connexions, qu’il transcrit à travers des formes élémentaires. Ces formes sont combinées à l'infini, jusqu’à donner lieu à des fresques monumentales en extérieur.
Dans les années 80, à l’époque où seules 5 personnes maniaient le spray dans les rues de Paris, Epsylon Point était de celles-là. Pionnier dans le mouvement street art, l’artiste aux multiples pochoirs déroute et dérange : depuis plus de 30 ans, il se nourrit de l’actualité et exprime sur les murs ses réactions face à des sujets sensibles, tels que les conflits mondiaux ou les aberrations politiques. Tour à tour touchant et provocateur, il aime aussi représenter des scènes érotiques.
"J'ai commencé le graffiti parce que je considérais que c'était un art de combat, une puissance de communication énorme, une nécessité collective." Rêveur se distingue du mouvement graffiti par son farouche engagement politique. Dans son univers visuel sombre et radicalement expressif, les formes et les couleurs surprennent, les mots dérangent. Mais Rêveur est également un véritable artiste contemporain : il innove en utilisant des outils qui permettent une création artistique défiant aussi bien le spectateur, que l'espace dans lequel il travaille.
« Je ne fais pas les choses pour attirer l’attention mais pour susciter l’émotion… ». C215 est un street artiste nomade qui pose ses pochoirs entre Berlin, Amsterdam, Jérusalem, Casablanca, New Delhi, Istanbul… Sans mot ni commentaire, C215 jette à la face du monde l’image de ceux qui souffrent d’exclusion, de pauvreté, de solitude - en montrant simplement leur visage. Et ainsi faire d’un spray deux coups, il interroge le passant bien pensant, par l’émotion plus que la compassion, et redonne une dignité aux laissés pour compte des sociétés urbaines contemporaines. C215 vise l’universel. Sa dialectique ? L’humanité dans l’inhumanité, l’espoir face au désespoir.
Pelotes de laines et aiguilles à tricoter, symboles des loisirs d’antan ou de la femme au foyer ? Détrompez-vous ! Sous les doigts habiles du Collectif France Tricot, les pelotes se déballent et nous emballent. Oubliez bonnets, écharpes, pull-over, les tricopathes fuient l’utilitaire et proposent une toute autre version de la maille : bikini, crotte de chien, petites souris, cigarettes en laine… des créations tricotées qui ne manquent pas d’humour. Et pour pousser plus loin la fièvre du jersey, le collectif agit en crew et pose ses ouvrages dans la rue. Vous croisez une poubelle qui vous tire la langue, une statue habillée, un vélib’ devenu vache, un sourire en mailles roses accroché à un poteau ? Le gang du tricot est passé par là !
Avec ses mots écrits à la main en blanc sur fond noir, Ben est aujourd’hui un des artistes contemporains les plus populaires. Peut-on dire pour autant que son œuvre est véritablement connue ? « On me connaît en tant que conceptuel sur toile parce que c’est ça qu’on a exposé dans les galeries, mais en réalité, j’ai commencé par l’écriture sur les murs. C’était un désir de communication directe que j’ai toujours eu.
Oyez braves gens la trépidante saga de VLP ! Vive La Peinture a déclaré la guerre à l’individualité et à la banalité. Tels des rock painters, VLP vit la peinture comme une performance permanente, en live, de palissades en galeries. À la fin des années 90, le groupe place l’homme au centre du débat. Il lance alors sur la Toile un appel aux artistes du monde entier pour qu’ils envoient leur portrait de profil. À partir de toutes ces silhouettes, le groupe crée un profil type : Zuman. Message universel, Zuman nous parle, nous interpelle au détour de la rue ou au cœur de la toile, avec un slogan poético-ironique, politico-subversif. « Si t’as envie, t’es en vie » : avec Zuman, Vive La Peinture donne des couleurs à l’espoir.
Artiste urbain jusqu’au bout de la bombe, Psyckoze commence sa carrière underground dans les Catacombes de Paris. Il poursuit son exploration de la cité en peignant sur les murs, les palissades, puis en reproduisant l’ambiance urbaine sur toiles. Sa Muse… la ville.
Psyckoze graffe, peint, sculpte et se bat pour la liberté d'expression. Fédérateur dans le mouvement street art, il est le représentant de toute une génération d'artistes.