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Ben

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Artiste français d’origine suisse, né à Naples en 1935, Ben Vautier vit et travaille à Nice. Reconnu sur la scène internationale pour son œuvre en général et son travail fondé sur l’écriture en particulier, il emploie des matériaux aussi variés et hétéroclites que l’acrylique, les objets de récupération, le multimédia ou la bombe-aérosol, dans ses peintures, installations, films ou performances.
Pour lui, l’idée est essentielle et son maître à penser est d’abord Marcel Duchamp, puis Picasso dès 1970.

Ben s’intéresse depuis toujours à l’espace public, tout particulièrement à l’occasion des festivals Fluxus ou au sein du mouvement de la Figuration Libre, mais sa pratique récurrente et singulière de l’écriture murale demeure, aujourd’hui encore, assez confidentielle.
Tout débuta en 1956/57, lorsque l’artiste commença à écrire sur les murs de Nice de simples mots, qu’il transformera dès 1960 en véritables murs-graffitis. Du mot « mur » écrit sur un mur à la vraie déclaration d’amour à sa future femme, Ben investit dès lors les façades intérieurs et extérieurs d’écritures et de dessins de diverses natures.

Trois expositions ont été en partie consacrées à cette production particulière : à Paris à la Galerie Lara Vincy en 1983 (« Boîtes et idées »), puis à Nice, à la Villa Arson en 1988 (« Sous le soleil exactement, Pas à côté pas n’importe où ») et au MAMAC en 1990 (« Premier volet des collections, Nice et les années 60 »).
Aujourd’hui, sa pratique de l’écriture murale consiste essentiellement dans des réalisations pour les galeries où il expose.

Malgré les mises en garde sur leur toxicité, Ben utilise toujours des bombes pour l’exécution de ses murs-graffitis – terme qui, pour l’artiste, qualifie tant les œuvres de rue que de galerie. En effet, même si ce médium a ses inconvénients, c’est avec lui qu’il est techniquement le plus rapide et à l’aise sur son grand escabeau.

Le texte débute invariablement par ces mots : « En ce temps-là Ben vint à … et dit… ». S’ensuivent des phrases dans lesquelles il règle ses comptes et s’exprime très librement, en interrogeant sa propre pratique de l’art et en suscitant la réflexion du public.